Serge Guégan
Marketing 2010
     
 

Serge Guégan :                                        une vision prospective forte, originale et globale de l'agroalimentaire, de la société et du consommateur, aux niveaux mondial et local.  Phone : 33 (0)6 08 31 72 66 -         E-mail :  serge-guegan@serge-guegan.com - Voir : Food IntelligenceCV Fr., CV En. - Voir : Le Projet Pédagogique de S. Guégan - Voir : World Food Companies Top 100

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    EXPERT-CONSEIL EN INTELLIGENCE MARKETING & STRATÉGIQUE GLOBALE

     "Vers un Marketing du Changement Durable et de l'Instantané Permanent" : 

► Voir la vidéo sur la page Marketing 2010, ou ici* (Windows Live*), ou (Slideshare)  ◄

          (*): présentation powerpoint complète (avec les animations) ; téléchargeable !

■ Penser global c'est d'abord s'indigner du banal dans tous le domaines                  Par exemple en criant : "ALERTE !!! Nous sommes très forts pour dénoncer la pauvreté dans le "tiers-monde"... Dans le même temps nous sommes tous très forts pour ne pas voir la pauvreté qui est à côté de nous : dans notre famille, dans notre immeuble, dans notre rue. Nous sommes tellement aveugles que nous ne voyons pas que nous serons, pour la plupart, pauvres nous-mêmes - travail ou pas - dans un avenir très proche ! ALERTE !!! Changeons !!!"

■ Penser global c'est ensuite se nourrir de la réflexion humaine d'où qu'elle vienne: Consommateurs "Mondiaux" : BCG - Trading up & down around the world (cliquer ici) Agriculture Mondiale : OCDE & FAO - Perspectives 2008-2017 (cliquer ici)                      Industrie Alimentaire Mondiale : The World's Top 100 Food Companies (cliquer ici) ;      World Food Industry 2025 : click here and here                                                          Distribution Alimentaire Mondiale : Deloitte - Global Powers of Retailing (cliquer ici)Industrie Laitière Mondiale : The World's Top 100 Dairy Companies (cliquer ici)             Marché Mondial des Produits Laitiers : FAPRI - World Dairy Outlook 2008 (cliquer ici)      Industrie Alimentaire Européenne : CIAA - Food & Drink Statistics (cliquer ici)                Industrie Alimentaire Française : ANIA (cliquer ici)                                                      Environnement : Worldwatch Institute (cliquer ici)                                                    Pays émergents : Mc Kinsey - How Chinese companies can succeed abroad? (cliquer ici)Firmes émergentes : BCG - The 2008 BCG New 100 Global Challengers (cliquer ici)  Firmes innovatrices : Booz Allen Hamilton - The Global Innovation 1000 (cliquer ici)        Insécurité Alimentaire : FAO - The State of Food Insecurity in the World 2008 (cliquer ici)Diversité / Mondialisation : UNESCO & Diversité Culturelle (ici)                                    Globalisation / Globalité : BCG "Globality...it''s what comes next..." (ici)                          "Réinformation" Médiatique : www.Globalresearch.ca / www.Mondialisation.ca                  Crise financière et économique mondiale : blog de Nouriel Roubini et RGEMONITOR

                      PENSER L'AGROALIMENTAIRE MONDIAL DE DEMAIN

■ Qui suis-je ? - Un homme de réflexion et de conseil dans l'agroalimentaire

Serge Guégan - ESCP 75, Doctorat Paris IX-Dauphine,…Une expérience de près de 30 années dans l’agroalimentaire, dont 10 dans l’industrie et près de 20 dans le conseil et les études. Dans ce dernier domaine Serge Guégan a occupé auparavant des fonctions de direction, d’animation et de conseil dans les cabinets Sorgem, Gira, Stratega (études de marchés prospectives et stratégiques multi-clients haut de gamme) et Deloitte. Serge Guégan dirige actuellement le cabinet Food Intelligence (conseil en intelligence stratégique & marketing agroalimentaire) dont il est le fondateur (télécharger la plaquette). Consulter le CV de Serge Guéganici - Investir sur et avec Serge Guégan : ici - Localiser serge Guégan sur un plan : ici - En savoir plus : ici

■ Ma spécificité dans la sphère du marketing stratégique agroalimentaire

Les approches, les réflexions, les publications et les discours (notamment les plus médiatisés) concernant l'agroalimentaire mondial (son futur, son impact, sa responsabilité...) reposent sur des compétences et des analyses essentiellement centrées sur l'Amont : l'agronomie, les produits de base ("commodities"), la production alimentaire et la faim dans le monde - une focalisation logique et fort louable au demeurant, dans le contexte durable de globalisation, de crise économique et sociale et de pénurie alimentaire dont les principales victimes sont et seront les plus pauvres de la planète.

Le projecteur est très légèrement moins braqué sur les produits marketés. Le Marketing et Le Consommateur, çà passionne moins les âmes, même si çà interpelle les foules et impacte fortement chaque individu. Sauf bien entendu lorsqu'il y a du scandale (santé, mal-bouffe...) à se mettre sous la dent (avec précaution ?). Ce constat vaut surtout pour les produits industriels (c'est tout de même la très grande majorité de l'offre) hypernormalisés (ou sur le point de l'être). Les produits qui intègrent une forte typicité géo-culturelle, centrée sur la qualité, le goût, le respect de l'homme et de la nature (généralement des produits artisanaux et/ou alternatifs) sont en effet l'objet d'une grande attention, aussi nouvelle que béate, de la part de nombreux journalistes-consommateurs et de consommateurs-journaleurs... Il n'y a pas si longtemps, les produits traditionnels étaient perçus comme ringards : le must c'était le produit standardisé marketé, synonyme de modernité (gain de temps...), voire d'exotisme... La boucle est bouclée... Le Fast-Food est mort ! Vive le Low-Food ! Les "mots" changent... Espérons que les "choses" changent aussi en profondeur...On peut juste en douter, dans un monde où le virtuel a d'ores et déjà suplanté le réel, où la dimension imaginaire et culturelle de l'alimentation est condamnée, à terme, à disparaître pour cause d'hypernormalisation mondiale.

Quant aux acteurs économiques, et singulièrement les firmes agroalimentaires, ils opèrent, sauf exceptions (par exemple la tarte à la crème Monsanto), à l'abri relatif des médias qui ne prennent même pas la peine de lire leurs rapports annuels (si ce n'est dans une logique boursière à courte vue). Je ne parle pas des produits phares et des marques milliardaires que ces firmes ont évidemment intérêt à mettre au premier rang de la scène alimentaire. Je parle de leurs politiques et de leurs stratégies globales...

Ma spécificité c'est précisément de me centrer sur la connaissance et l'analyse des Stratégies des Firmes Agroalimentaires (mondiales, régionales, françaises) d'amont et d'aval, en particulier l'étude de leur Marketing Stratégique global, régional ou local. C'est aussi de réfléchir à l'Évolution Future du Marketing, des produits marketés et...de la race des marketeurs.

S'il y a un mot auquel je suis attaché dans le cadre de cette approche, c'est le mot CONNAISSANCE. Dans un monde où tout le monde parle beaucoup et de tout sans trop savoir - en particulier, les médias, les politiques et les maîtres-à-penser "institionnalisés" - cela me parait en effet essentiel !

Ce que je propose :

  • conférences (1)
  • formation (2) : voir mes "projets" pédagogiques : cliquer ici
  • intelligence stratégique concurrentielle: veille, profils, benchmarks, rankings...
  • base de données mondiale sur les firmes agroalimentaires : voir le dossier
  • études de marchés prospectives en souscription (ex.: WORLD II) ou ad hoc, études marketing, études stratégiques
  • conseil stratégique et marketing/communication ("stratégie de l'instantané permanent")
  • missions de marketing stratégique
  • divers : publications, expertise, coaching...

(1) : réflexion prospective sur l'agroalimentaire de demain, ses acteurs, ses enjeux : stratégies des firmes globales, nouveaux défis du marketing agroalimentaire, globalisation, nutrition-santé, innovation, terroir, environnement, sécurité, qualité, produits frais, les marques, Industriels et Grande Distribution, le Consommateur, OMC,   Europe Agroalimentaire, Pays Émergents, avenir de l'industrie agroalimentaire dans le Monde, en Europe, en France et dans ses régions...                                                  (2) : formation interne ou externe : marketing, stratégie, intelligence stratégique, veille, prospective, bases de données "entreprises", management,...

Ce que je pense (lecture déconseillée aux esprits conformistes humouro-déficients et allergiques aux néologismes). Vouloir comprendre, penser et prévoir le Système Agroalimentaire Mondial exige de s'interroger préalablement, voire essentiellement, sur la globalité de notre système économique et sociétal mondial, actuel et futur :

  ESSAI DE PROSPECTIVE SUR LA  DIVERSITÉ ET L'UNIFORMISATION DU MONDE

"Nous assistons, impuissants, à la phase ultime de la mondialisation. 

Les processus qu'elle engendre - globalisation, innovation (particulièrement fulgurante dans le domaine de la communication et de l'information), concentration des organisations (grandes entreprises notamment) et du pouvoir, normalisation (standardisation technique, comportementale, culturelle ; mélanges et fusions ethniques et religieuses...), etc. - s'accélèrent et s'intensifient. 
Pour le meilleur et pour le pire. 
Au chapitre du pire "certain", il y a, selon moi, l'uniformisation inéluctable, exponentielle, des esprits et des produits. 

La conséquence à plus ou moins long terme de cette évolution ultime de l'humanité est la disparition inévitable de la diversité "concurrentielle", a fortiori "conflictuelle". 
Notez que je ne dis pas disparition de la complexité, même si le totalitarisme simplificateur nous guette aux plans politiques, culturels, voire religieux. 
Notez que je ne dis pas disparition de la variété ou de la variation : il y aura peut-être plus de choix (ex.: avoir une peau vert pomme, aller à un concert sur Mars, ubiquité, hyper-sensations,...), et çà vaudrait mieux si l'homme ne meurt plus ; mais ce seront là des choix "secondaires" qui renforceront l'unité globale, l'uniformisation de fond. 

Donc une "gamme de produits" élargie, mais hypercohérente, des "esprits" variés, mais hyper-consensuels... Le bonheur quoi (je ne plaisante pas : c'est quoi le bonheur?)...Un bonheur qui pourra bien être contesté (fortement, mollement?) au début, puis seulement subi, et finalement accepté et désiré par tous.

Plus de variétés, certes. Mais pas de compétitions - a fortiori de conflits - entres ces variétés : imaginez un vaste Disneyland où chacun va s'amuser là où il a envie (la seul chose qui peut être gênante pour la gouvernance du parc d'attraction c'est si tout le monde veut aller au même endroit, mais çà, si çà se produit, çà se gère et çà se régule facilement dans ce genre de monde)...

Disparition de la diversité des Espèces et des Natures, bien évidemment (encore que la prise de conscience environnementale puisse parvenir à freiner ce mouvement)... 
Mais surtout, et plus sûrement, disparition de la diversité des Esprits et des Cultures et toutes leurs manifestations, tous leurs "outputs" trop personnels (idées originales subversives, rêves fondateurs, comportements déviationnistes, activités et produits alternatifs, arts divergents, etc.). Plus d'exclus, plus d'inclus. Plus de déviants... et, peut-être, plus de problèmes, plus de questions. Stop! Pose ta valise et détends-toi. Regarde les petites fleurs et ne pense pas, à quoi bon?

L'hypernormalisation du monde - l'uniformisation totale ! - est en marche. 

Cette normalisation absolue est inévitable, incontournable. La question que l'on peut se poser n'est pas celle de savoir si elle va se produire. Cà c'est une certitude. 

Les seules questions que l'on peut encore légitimement se poser c'est : comment, quoi et quand. 

Comment va se terminer ce processus de normalisation? Je veux dire : y aura-t-il un choc conflictuel (entre cultures, races, religions, etc.), plus ou moins explosif, plus ou moins contenu, avant la fusion finale ? Pour ma part je pense qu'il y aura sans doute des épisodes horriblement sanguins ici et là, mais plus le temps va passer, plus la probabilité d'une émergence de conflits violents pourra être auto-maîtrisée par le processus d'uniformisation lui-même. Autrement dit, je dis à tous ceux qui ont des projets révolutionnaires : dépêchez-vous de passer aux actes si vous souhaitez qu'ils aboutissent. Plus vous attendrez, plus ce sera difficile. 

Quel sera son contenu, quels en seront les attributs, le paysage (extérieur et intérieur)? Vaste sujet, largement traité par la science-fiction, les futurologues et autres prospectivistes. Mais inépuisable, inépuisable jusqu'au jour où il sera trop tard pour prévoir le futur, définitivement prisonnier du présent éternel.

Quand l'uniformisation sera totale? 2029, 2050, 2068, 2084, 2089, 2492... ? Je ne sais pas. Quand ce processus d'uniformisation sera irréversible : là, j'en suis sûr, c'est presque trop tard. Je vous accorde le presque, parce que je suis optimiste et humaniste.

Trois questions qu'il vaudrait mieux se poser sérieusement sans plus attendre... 

Sur le fond nous ne pourrons pas arrêter l'hypernormalisation. L'humanité évolue dans un monde fini (sauf à imaginer, pourquoi pas, une conquête d'autres espaces et un déploiement des hommes dans l'univers ; ou au contraire, sauf à imaginer la destruction ou la vassalisation de l'humanité par des "êtres"' extra-terrestres...) dont on a atteint les limites physiques. En l'état actuel de la science me dirons certains. Oui, on peut toujours aménager des bulles dans l'espace et des cavernes au centre de la terre, etc. On peut toujours reculer le mur "asymptotiquement", c'est à dire avec toujours plus d'énergie et moins de résultats... 

Sur la forme, par contre, nous pouvons faire beaucoup, si nous le voulons, pour atténuer les impacts négatifs et, même, dévier la course de la machine la plus inhumaine que l'homme ait jamais produite... C'est là, à mon humble avis, le plus grand défi que nous devrons absolument relever au cours de ce siècle, sous peine de condamner prématurément l'espèce humaine."

Les réflexions ci-dessous - que j'ai accumulées au fil du temps - développent cette thèse. A chacun de se faire son opinion. Pour ma part j'apporte ainsi ma toute modeste contribution à l'une des questions les plus cruciales du XXI° siècle.

- Mon diagnostic : l'Hypernormalisation du monde...ou l'uniformisation totale ! La paix confortable du mensonge général ou le conflit dérangeant des vérités particulières : je choisis la seconde alternative.

  • 1) MONDIALISATION UNIDIMENSIONNELLE, globalisation, "financiarisation" / "titrisation", ultra-concentration des acteurs économiques (firmes globales...), outre la situation de blocage inéluctable - sinon l'explosion du système (cf. la crise financière systémique actuelle) - à laquelle mènent ces fléaux, uniformisent les produits et les esprits tout en creusant les inégalités. Ce processus d'uniformisation - mené à vitesse accélérée depuis la Renaissance, au nom de l'Homme, de la Liberté et du Savoir ! - est quasi-achevé. Dans sa forme actuelle il est d'ores et déjà totalement intolérable. Et ce d'autant plus que la richesse (matérielle) globale de la planète n'a jamais été aussi grande et continue à grandir. L'interdépendance planétaire croissante des hommes, des activités et des systèmes - au demeurant inscrite dans le destin de l'Humanité depuis son apparition dans un monde fini - n'est pas en soi une bonne ou une mauvaise chose : la question n'est pas là ! La seule vraie question est de savoir si la mondialisation, et partant, la globalisation, peuvent s'opérer sans faire disparaître la diversité. Je parle surtout de la diversité des "Esprits" et des "Cultures", moins de celle des "Espèces" et des "Natures" (les puissants peuvent s'accomoder de l'hétérogénéité des secondes, pas des premiers !).                       Pour moi la réponse est : NON ! Ce qui ne fait pas de moi, n'en déplaise aux réductionnistes de tout poil, un antimondialiste borné ou un altermondialiste candide, loin s'en faut... mais juste un citoyen du monde, autonome (pourvu que çà dure), réactif et critique, qui revendique le droit de penser sans adhérer au Dogme. J'ai juste une conviction que je partage avec Paul Valéry : "Il y a deux choses qui menacent le monde : l'ordre et le désordre". Dans le propos que je développe ici l'ordre c'est la norme, le désordre c'est la peur, l'hypernormalisation c'est la terreur !

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  • 2) CONDITIONNEMENT MÉDIATIQUE : notre toute puissance technologique, associée à la mondialisation et à l'ultra-concentration, rend possible l'hyper-médiatisation, la virtualisation, le matraquage médiatique par le bas à l'échelle planétaire, sinon la manipulation totale. Internet joue un rôle déterminant dans ce processus d'aliénation totale, n'en déplaise à ceux qui pensent qu'Internet, en rendant possible, en théorie, la diffusion incontrôlée de tout par tous, favorise la diffusion des informations et des analyses alternatives. Car en pratique nous ne sommes pas égaux devant l'Internet et nous le serons de moins en moins. Là comme ailleurs l'argent est maître...La diversité d'Internet est bel et bien menacée. Joël de Rosnay nous prédit pourtant "La révolte du pronétariat". Cette révolte peut se produire - elle se produit. La question est de savoir sur quoi elle peut déboucher : sur une nouvelle démocratie mondiale virtuelle - donnant à chacun l'illusion que parce qu'il peut s'exprimer et se défouler à un niveau planétaire il contribue avec l'humanité toute entière à changer le monde - peut-être ; mais sûrement pas sur une nouvelle démocratie réelle capable de confisquer le pouvoir aux puissants traditionnels et de se prendre en charge...

          = HYPERNORMALISATION MONDIALE DES PRODUITS ET DES ESPRITS :   

                           10 conséquences/formes lourdement  négatives :                                                             

  • Conséquence I : l'Hypermondialisation, une économie planétaire globalisée et uniforme, de moins en moins locale et multiple, dominée par quelques centaines de décideurs, qui devient de plus en plus  financière,  virtuelle, improductive, destructrice, déshumanisante. En particulier, la diminution rapide (en quantité, qualité, et surtout en variété) des opportunités individuelles d'agir et d'entreprendre de manière autonome dans tous les domaines, et notamment dans la sphère économique, est un des principaux freins à la croissance de l'activité productive au niveau mondial. Mais pas un frein à la croissance des activités financières spéculatives (véritables usines à gaz susceptibles de faire exploser à tout instant le système économique mondial)improductives qui tendent à détourner une partie toujours plus grande de la richesse mondiale au profit d'une minorité d'individus (çà encore c'est humain!) ou de structures qui transcendent l'humain (çà c'est insupportable!). L'appropriation par les plus riches - donc les plus puissants - du progrès technologique, notamment dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), renforce l'hypermondialisation et rend possible la mise en place d'un nouveau totalitarisme des esprits, au profit de l'argent, beaucoup plus asservissant que tous ceux que l'Histoire a pu générer d'ordures depuis ses origines. Vous voulez un seul exemple ? Eh bien allons-y : GOOGLE. La pire saloperie de tous les temps. Je mets au défit n'importe quelle personne honnête, un peu au fait de ce qui se passe sur internet, de me prouver le contraire !
  • Conséquence II : l'Hyperconcentration de la richesse et l'accélération de la production de l'exclusion : une fracture humanitaire mondiale qui s'élargit rapidement, avec de plus en plus d'"exclus" définitifs et d'"inclus" (pour combien de temps) fragilisés. En fait, la fragilisation, en rapport direct avec l'artificialité montante de l'économie, touche tous les acteurs, toutes les structures et superstructures : avec aux premiers rangs de ces dernières des Etats-Nations et des systèmes nationaux de sécurité sociale déficitaires et endettés, des organisations internationales et des systèmes internationaux de régulation à la botte des grandes puissances "publiques" et "privées". Certes, tout cela n'est pas nouveau...Ce qui est nouveau et grave c'est l'accélération du processus qui rend de plus en plus délicat et improbable sa maîtrise raisonnée au profit du plus grand nombre...L'impossibilité d'avoir un logement décent (ou un logement tout court) est l'une des manifestations les plus intolérables de l'exclusion (pour s'en convaincre cliquer ici). Mais l'exclusion atteint tous les domaines, même ceux qui, par construction, sont faits pour lutter contre l'exclusion : ainsi en va-t-il, par exemple,  de notre syndicalisme dont la mission consiste aujourd'hui à protéger exclusivement les privilégiés de la classe moyenne qui sont dans les grandes entreprises et croûlent sous les avantages acquis... A cet égard on ne peut que se révolter contre l'inégalité des citoyens à se faire entendre, selon qu'ils sont employés dans des grandes structures corporatistes (SNCF, RATP, etc.) capables de paralyser et d'emmerder tout un pays quand elles font grèves ou, au contraire, dans des millions d'entreprises individuelles, de TPE et de PME impuissantes !
  • Conséquence III : l'Hyperrupture écologique, l'accélération des déséquilibres environnementaux, peut-être, sinon sans doute, irréversibles. Incapacité collective à prendre des mesures correctrices de fond, tout simplement parce que celles-ci remettent en cause le système dans son ensemble... Il est désormais évident pour les plus clairvoyants que la préservation de l'environnement ne peut pas s'envisager, sur le long terme, dans un cadre sociétal fondé sur le primat de la croissance quantitative de l'économie. Aussi, à l'expression "Développement Durable" je préfère celle d'"Enveloppement Durable" (apprendre à vivre bien et autrement avec ce qu'on a ici et maintenant, plutôt que de vouloir toujours vivre mieux mais de la même façon avec ce qu'on aura peut-être demain et ailleurs...). Même si vous ne souhaitez pas vous remettre en cause - ou si vous pensez, comme moi, que l'environnement est un énorme problème mais pas, pour autant, la finalité suprême - une petite consultation du site de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (cliquer ici) ne vous mangera pas votre pain. Personnellement je ne suis pas complètement d'accord avec la première proposition de son "Pacte Écologique" en ce sens que ce n'est pas d'un "vice premier-ministre chargé du développement durable" dont nous avons le plus urgemment besoin (je ne dis pas que ce n'est pas nécessaire) mais, plus fondamentalement, plus globalement, d'un vrai Président de la République qui, avec tous les autres chefs d'État responsables de la planète (j'espère qu'il y en a beaucoup...), mettrait l'Humanité Durable (cf. notre conclusion infra) au coeur de son projet et surtout de son action ! Car, en effet, le Président de la France, pour être le grand leader des Français, doit  obligatoirement être un des grands leaders du monde de demain  (i.e. du Nouveau Système Mondial), et pas uniquement un pantin cantonné dans un petit hexagone. Sans un grand Chef il ne saurait y avoir de grande Démocratie. 
  • Conséquence IV : l'"Hypocratie" : l'impuissance et le déclin du politique... Pas besoin de développer...Ce phénomène s'accélère dans la mesure où les gens honnêtes, désintéressés et compétents, aussi courageux soient-ils, sont éjectés de la sphère du politique. En effet, dans quelques années plus aucun homme (ou aucune femme) qualifié et responsable n'acceptera de prendre une charge politique, en dehors de celles qui sont au sommet de la pyramide et donc loin du terrain et de l'action, en raison de l'impossibilité pratique de faire quelque chose de positif (lourdeur administrative, mafia des partis et des potentats locaux, démocratie du non...) et du risque personnel encouru de plus en plus fort...Il en résulte que seuls les professionnels de la magouille et les marionnettes peuvent subsister dans l'univers vérolé et mafieux de la démagogie-spectacle : en ce sens, et seulement en ce sens, la politique est un "métier" ! Si vous souhaitez faire carrière en politique, une règle absolue : n'ayez aucune idée et aucune conviction personnelles ! Au mieux dites, mieux que vos adversaires, ce que les gens veulent entendre ; dites que vous allez faire ce que les médias ou les sondages disent que le "peuple" veut que vous fassiez (allez vérifier !?), mais ne le faites surtout pas (ce serait mauvais pour vous et très mauvais pour lui) ! Conscients de leur impuissance les politiques essaient de sauver la face en occupant le terrain médiatique et en se consacrant avec zèle à la seule chose qu'ils savent faire : voter des textes (généralement contraignants, rarement libérateurs d'énergie) à l'utilité sociale douteuse mais au rendement financier de plus en plus performant : "encadrer (et contrôler) plus pour pomper plus"... 
  • Conséquence V : l'Hypernormalisation, donc la fin de la différence ; fin de la complexité (tout norme est réductrice) ; fin du spirituel ; fin de l'intelligence, de la conscience et de l'initiative individuelles, libres, différenciées et solidaires ; fin du savoir personnel et autonome ; disparition des cultures et des repères ; disparition de la recherche fondamentale...Et, last but not least : "faim" dans le monde (mortalité, carences, insécurité alimentaire) et "malbouffe sécuritaire" !  L'hypernormalisation (surproduction de normes : lois, règles, standards, labels, autorisations, certifications, accréditations, interdictions, pressions, contrôles, menaces, sanctions, répressions,...) est particulièrement développée en France où elle trouve un terrain extrêmement favorable en raison de son Étatisme et de son Corporatisme hypertrophiés. La normalisation, lorsqu'elle est excessive, tue la diversité et brise les énergies et les talents :                                        - Exemple 1) : Il suffit d'observer la vague de standardisation stérilisante qui s'abat non seulement sur les entreprises (passe encore) mais aussi sur tout notre système éducatif (c'est beaucoup plus grave pour l'avenir) et, en particulier, sur nombre de grandes écoles et d'universités en quête d'argent - donc prêtes à toutes les soumissions - et de reconnaissances internationales - faute de renommée naturelle générée par la seule qualité des hommes, des formations et des recherches - donc d'accréditations et de classements flatteurs !                            - Exemple 2) : Wikipedia, l'encyclopédie, collaborative, "libre" (et gratuite !) du net, est en réalité une entreprise communautaire hypernormalisatrice dont un principe de fonctionnement est, de facto, la censure "collective" confiée aux bons soins, au premier niveau, d'une majorité d'anonymes, au second niveau, d'une minorité de petits Saint-Just élevés au grade d'"administrateur"...Pour s'en convaincre :   http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com, http://wikiscanner.virgil.gr.                      A tous ceux qui pensent que Wikipedia est une des plus belles aventures de la connaissance humaine je dis oui, mais à condition de relever rapidement le défi de l'hypernormalisation démocratique par le bas : 1°) ne pas confondre quantité (des articles), vitesse ("wiki") de mise en ligne et...qualité (contenu) ; 2°) ne pas confondre transparence de la règle commune et opacité arbitraire de son application individuelle (par des "administrateurs", difficilement contrôlables, ou par n'importe quel internaute anonyme, pour le coup totalement incontrôlable) ; 3°) ne pas confondre  neutralité conservatrice et ouverture novatrice, liberté et diversité, convention et vérité, notoriété  sociale (de l'auteur) et valeur (de son apport), actualité temporelle et intérêt universel... Ne pas confondre, enfin, et surtout, "accès" à la connaissance et connaissance "accessible" ! Hypernormalisation et Totalitarisme ne sont qu'une seule et même chose horrible.  Il est encore temps de s'en rendre compte et d'anticiper. Faute de quoi on s'appercevra - trop tard - qu'Hitler était un enfant de coeur et le "Big Brother" d'Orwell une "nano"-"Alice aux Pays des Merveilles" !
  • Conséquence VI : L'Hyperémotion sécuritaire. La montée de l'irrationnel, de l'émotiondes peurs (la dernière campagne présidentielle en a été une forte et triste illustration) ; infantilisation ; autoritarisme ; abêtissement* uniforme* ; fin des convictions, victoire des idées simplistes et des dogmes réducteurs ;  démagogie-spectacle ; communautarisme ; hystérie sécuritaire et policière (et ses corollaires, l'hyperprécaution* et l'hyperrépression : entre le radar et le taser l'homme ordinaire n'a qu'un seul droit : celui de ne pas penser, de marcher droit et de fermer sa gueule !) ; folies terroristes (développement anarchique d'une contre-civilisation parallèle purement négative)...et, au final, montée de la bonne conscience à deux balles (du moment que çà ne remet pas en cause notre manière de vivre, dons et comportements "citoyens" de toutes natures, de toutes origines, se multiplient, les larmes coulent...Un super filon que ne manquent pas  d'exploiter tous les professionnels du marketing et de la communication ! ). (*): Comment peut-on décider de manière non arbitraire que la "réalisation d'un dommage" incertain en l'état des connaissances scientifiques  peut "affecter de manière grave et irréversible l'environnement" ?  L'article V de la Charte de l'environnement (charte intégrée à la constitution), si attrayant à première vue, est en fait un blanc-seing accordé et un encouragement donné solennellement et a priori à toute position politique lâche et timide et un levier dangereusement puissant permettant la multiplication des abus de réglementation, ce dont la société française souffre déjà beaucoup trop. Le principe de précaution constitutionnalisé crée un nouveau risque, le pire de tous : celui de stériliser les énergies et les talents, notamment s'agissant de l'innovation.
  • Conséquence VII : l'Hypercontrôle d'une société infantilisée, sans projet, sans idéal et sans moral(e) (dans tous les sens du termes). Notre société libérée s'est affranchie des interdits moraux et autres tabous naguère intériorisés par chacun. Est-ce un progrès ? Je le pense. Mais c'est un progès très lourd à porter. En pratique chacun de nous se défile...et préfère passer la main au pouvoir qui a bien compris tout l'intérêt qu'il y avait à s'engouffrer dans la brèche créée par la mort de l'intériorisation morale ! On pourrait contrebalancer cette disparition par l'explication et l'éducation. Le problème c'est que çà ne rapporte pas, pire çà coûte ! Alors que faire ? C'est tout simple : remplacer l'insuffisance morale individuelle par la surveillance et le contrôle externe (nécessairement assorti de "sanctions" financières) ! En prenant soin pour éviter le réveil et la révolte de la masse, de nous expliquer que nous avons besoin d'être mieux protégés, et en faisant campagne contre toute les formes d'intelligence individuelle non autorisée / canalisée...Et c'est ainsi que le boulet EDVIGE frôla nos têtes...pour mieux revenir un jour, plus beau, plus fort et totalement "légitime" aux yeux de tous cette fois. 
  • Conséquence VIII : l'Hyperinjustice. Dans notre société - en particulier dans la France de la "rupture" négative que les français ont choisi en mai 2007 - les petits, les faibles, les pauvres ne doivent pas être protégés : ils doivent au contraire disparaître ! Plus ils sont "dans la merde" et plus ils doivent payer plus que les autres proportionnellement à leurs moyens. "S'enfoncer plus pour payer plus !"                                                                                                              Deux exemples pour faire comprendre à un "riche" comment cela est possible :   1) Prenons le cas d'un "chômeur" (soit dit en passant : "quel taré ! quel branleur ! quel profiteur !") qui réside en province et qui se rend à Paris pour un RV d'embauche : il ne prend pas le TGV c'est trop cher ; alors il prend sa voiture, et, pour faire des économies, il la gare dans la rue et ne prend pas l'autoroute ; résultat : au minimum deux contraventions quasi assurées (un stationnement interdit ; un radar...), sans parler de la fatigue. Au final il s'est appauvri un peu plus. Génial, non ? "L'avait qu'à travailler, ce paresseux!".                                   2) Prenons maintenant le cas d'une mère de famille pauvre et d'un riche célibataire qui vont au supermarché pour faire leurs courses hebdomadaires. La première n'achète que des produits de première nécessité et, pourtant, le quart de son budget mensuel y passe. Le second achète surtout de l'image et du rêve, mais la fraction prélevée sur son budget est dérisoire ! Normal ! "L'avait qu'à pas être pauvre, la salope!".                                                                                       Les petits doivent disparaître ! Aussi bien est-il normal qu'ils "trinquent" un maximum. "Voleurs de poule et voleurs de foule" : on s'acharne contre les premiers, on se prosterne devant les seconds... Disparaître d'accord, mais pas n'importe comment. Il faut que cette disparition soit conforme aux normes, donc qu'elle ne choque pas l'opinion et qu'elle n'incite pas à nous remettre en cause. Il en découle qu'un SDF, à supposer qu'il soit encore "considérable" comme un être humain, peut bien coucher dehors mais ne doit pas crever dehors une nuit d'hiver...Un débat s'instaure en ce moment sur cette question... Pour ma part la bonne attitude face au SDF se résume en trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité. Il est libre, il est notre égal, et par dessus le marché, s'il est dans la merde, c'est une bonne raison pour l'aider à s'en sortir, non ? Ah ! la charité !  Heureusement, il reste la charité ! La charité - fondée sur l'idée que l'autre, lorsqu'il est dans la misère, parce qu'il nous est inférieur, doit être secouru - une valeur qui monte en flèche, surtout quand elle peut être médiatique ("charity business") et rapporte plus que ce qu'on a donné ! ROI, messieurs dames, ROI !
  • Conséquence IX : l'Hyperblocage du Système : l'impasse ! ... Une impasse (économique, sociale, etc.) particulièrement évidente dans de nombreux pays développés comme la France. Je voudrais prendre ici deux exemples qui, à mon avis, illustrent bien la gravité, et aussi la stupidité de la situation, une situation qui, "comme d'hab", accélère la fragilisation du plus grand nombre au profit (pour combien de temps !) d'une poignée de privilégiés :                                                1) Le scandale de l'immobilier On devrait dire "les scandales...", mais passons sur les pots de vins, les promoteurs verreux, les "Subprimes", etc. Et penchons-nous juste sur la situation structurelle (et non pas conjoncturelle) française. Personne n'ose dire cette évidence, surtout pas les analystes du marché de l'immobilier : le prix de vente du m2 ne peut pas chuter, pour une raison aussi "diabolique" que "mécanique" : l'hyperparasitage du marché par les intermédiaires (agences immobilières...), les professions réglementées (notaires...) et les collectivités publiques (fiscalité...) ! Si vous achetez un "bien" dont le prix "net vendeur" est de 100 (X), vous le paierez 115, soit 100 (X) + 7,5 (Y) + 7,5 (Z) où Y représente les frais d'agence et Z les frais de notaire. Si vous revendez votre bien, vous voudrez naturellement le revendre plus cher que vous l'avez acheté, soit au minimum au prix de 115 (X'), à quoi le nouvel acquéreur devra rajouter Y' (agence) + Z' (notaire), et payer au final une somme nettement supérieure au prix d'achat du premier acquéreur (en l'espèce très probablement 130 ou plus). Le scandale tient moins dans la mécanique que dans la proportion honteuse de la plus value "parasitaire" extra-marché constituée par la somme prélevée par les parasites (l'agence et le notaire : 15% à eux deux !). Dans ces "conditions" il est quasi impossible qu'en France le prix de l'immobilier baisse fortement sur une longue période sauf crise économique apocalyptique (ce que l'on ne peut exclure, je vous l'accorde, dans le contexte de crise financière systémique actuel) ! Français, réveillez-vous et arrêtez de tolérer l'intolérable !                                     2) Le scandale des finances publiques :  Il y a belle lurette que les caisses de l'ETAT sont vides et que les dettes s'accumulent... La situation financière de la France, catastrophique, est devenue totalement ingérable. Au déficit budgétaire "traditionnel" s'ajoute maintenant le déficit extérieur... Heureusement il y a l'Euro pour masquer notre misère et éviter la honte d'une sévère dévaluation. Le déficit budgétaire (synonyme, tôt ou tard, d'accroissement de la dette publique) est non seulement une réalité trop fréquente dans nombre de collectivités (à commencer par l'ETAT), mais malheureusement un principe de gestion trop souvent accepté. Dans ce contexte, face à un déficit qui tend à se creuser d'année en année, tous les moyens sont bons pour faire rentrer de l'argent dans les caisses. Notamment le recours à la sanction financière tous azimuts des citoyens. Et que je te verbalise pour stationnement interdit, vitesse excessive, etc. L'ennui c'est que très rapidement ce qui n'était qu'une rentrée exceptionnelle et accessoire tend rapidement à devenir une rentrée indispensable qu'il convient d'accroître par tous les moyens. S'il y a un principe qui devrait être dans la constitution c'est l'équilibre budgétaire ! Cet équilibre ne doit être rompu que si cela est stratégiquement nécessaire et à condition que l'on puisse raissonnablement revenir à une situation d'équilibre dans un délai court, par des moyens qui n'hypothèquent pas le futur, etc. La France, devenue une puissance secondaire, voire mineure, n'est pas les Etats-Unis, première puissance mondiale !
  • Conséquence X : ... et, peut-être bientôt, l'Hyperexplosion du Système. Il n'échappe à personne que le système économique mondial, bouffé par la financiarisation et la titrisation (c'est à dire la domination de l'argent virtuel sur la valeur réelle !), n'est plus maîtrisé (est-il encore maîtrisable, et si oui, cette reprise en mains se fera-t-elle dans l'intérêt du plus grand nombre ?). Les régulations traditionnelles (y compris celle du "Marché") ne fonctionnent plus. Il y a pourtant des pilotes dans l'avion, mais trop de pilotes qui tirent chacun le manche dans le sens qui les arrangent. La crise financière systémique actuelle n'est pas une         n-ième crise conjoncturelle comme les autres. C'est une crise structurelle. Peut-être la dernière avant l'explosion. Nous sommes dans cette crise. Tout le monde s'accorde pour dire qu'elle est sévère et qu'il faut faire quelque chose au niveau mondial. C'est déjà çà...                                                                                    Par contre qui s'inquiète d'un phénomène structurellemnt beaucoup plus dangereux, l'hyperconcentration du tissu industriel mondial? Chaque année des groupes gigantesques - dont les tailles économiques dépassent celles de nombreux Etats -  fusionnent avec d'autres groupes gigantesques. Avec pour résultat systématique : des suppressions d'emplois en masse... Dans de nombreux secteurs d'activités une poignée de firmes globales façonnent à leur guise les produits et les esprits.                                                                         Pourtant, si en ce moment la financiarisation est ouvertement dénoncée mondialement et quasiment à l'unisson, ce n'est pas le cas de l'hyperconcentration : localement celle-ci continue d'avoir ses partisans, et pour cause : quand une firme dont le siège est dans un pays X rachète une entreprise d'un pays Y, les médias, les politiques et les syndicats du pays X s'en plaignent rarement... Jusqu'au jour où les inconvénients concrets et immédiats du processus deviennent bien plus forts que ses avantages supposés...                  Aussi, en dehors des extrêmes, rares sont ceux qui pronostiquent la fin du Système, tirent la sonnette d'alarme et préconisent son changement. Certes, à la décharge de l'immense majorité, passive et/ou impuissante, il faut bien reconnaitre que personne ne connait la recette d'un nouveau Système économique... C'est pourtant d'un Nouveau Système Mondial dont l'Humanité a besoin. Les Hommes étant tout sauf raisonnables, il faudra sans doute attendre les jours qui suivront l'Hyperexplosion du Système actuel, le "Big Bang", pour voir émerger ce Nouveau Système... Comme toujours, il faudra une guerre (cette fois elle sera planétaire) pour faire une bonne paix, il faudra une énorme catastrophe humaine, un énorme gachis humain, pour créer les conditions d'un vrai changement... 
  • EN CONCLUSION : si nous ne nous remettons pas immédiatement et radicalement en cause collectivement et individuellement l'Hypernormalisation nous mènera tout droit vers l'Hypercatastrophe. Nous y serons avant 2050...       A la différence de Jacques Attali (cf. son livre intéressant "Une brève histoire de l'avenir"), je ne crois pas un seul instant qu'après l'"Hyperempire" et l'"Hyperconflit" il y a nécessairement le paradis (l'"Hyperdémocratie"). Il est de bon ton de parler (faire c'est autre chose!) d'environnement durable (ce qui est autour de nous) ...     Mais le véritable enjeu c'est l'Humanité Durable (ce qui est en nous). L'Homme, avec un grand H, aura disparu bien avant que notre environnement soit en péril et nous menace. Les "Transhumains" c'est tout de suite ou jamais. L'analyse, certes optimiste et humaniste, de Jacques Attali est extrêmement dangereuse, car elle minimise l'urgence d'un changement profond et peut servir à justifier l'immobilisme (comme les religions...). Comme je suis moi-même optimiste et humaniste je lui concède, néanmoins et volontiers, que "l'évolution créatrice" l'emportera toujours sur l'évolution mécanique. Rêvons, d'accord, mais debout, la tête hors du sable, les yeux ouverts, en marchant.

[*] cf. par exemple la chaîne de radio France-Info, qui, faute d'avoir un concurrent direct indépendant sur le même registre (en théorie l'actualité - par essence renouvelée, imprévisible et variée - en continu, en pratique la répétition des mêmes infos et surtout des mêmes "chroniques"...), non seulement  décrète ce qu'il faut savoir, mais proclame, en despote qui s'ignore, comment penser, ce qu'il faut faire et ne pas faire, ce qui est bien et mal, ce qui est beau, comment il faut vivre, se comporter (par exemple pour être un bon citoyen qui ne coûtera pas cher à la sécurité sociale et à la collectivité endettées), éduquer ses enfants, comment pisser mieux... ; cf. aussi les émissions TV, les magazines "people", les revues beauté/santé, etc. Bref : plus c'est con et plus c'est bon ! Vive le football

- Ma préconisation : à mettre en oeuvre d'urgence !

  • Penser et construire - souplement mais résolument - un Nouveau Système Mondial, capable d'enrayer la "pan-vérolisation" de l'homme et de la planète, repris en main par le Politique*, avec l'Homme multidimensionnel (pas seulement le consommateur dépenseur...ou le contribuable financeur !) et son Environnement comme finalité première et centrale. Attention ! Ce système doit intégrer et accepter la complexité, non comme une vertu, mais comme une nécessité : en matière sociétale ce qui est trop simple est souvent l'oeuvre du totalitarisme et/ou du dogmastisme ! La bonne direction à prendre est aussi importante que la vitesse de réalisation... Un des éléments clés de ce nouvel ordre mondial est la refonte complète du système financier (notamment monétaire) international. Ce dernier doit être fondé sur des actifs tangibles et pas uniquement sur des constructions virtuelles diaboliques...
  • La France - sauf si elle disparaîssait prématurément ! - pourra occuper une place digne de son histoire, de sa culture, de son peuple, dans ce nouveau système à la condition qu'une grande rénovation économique (libérant la croissance) et sociale (libérant l'homme) s'opère en profondeur dans les toutes prochaines années. A cet égard le "rapport" Attali constitue une précieuse ressource qu'il serait vraiment dommage de sacrifier sur l'autel des corporatismes (ex.: les Taxis), des préjugés et de la défense des intérêts des privilégiés, des puissants et surtout des innombrables institutions inutiles en place (ex. : les Départements et toute la clique des notables, des élus et des fonctionnaires qui n'existent que par et pour ces territoires, ou plutôt ces chasses gardées)...
  • Le respect, la préservation et l'accroissement de la Diversité, de la pluralité, de la différence, condition sine qua non de la "dévérolisation" et, partant, de la résurrection de notre civilisation. En agroalimentaire cette recommandation concerne notamment, et là comme ailleurs, l'offre, la qualité, la concurrence (il faut tout faire à cet égard pour redonner du pouvoir, individuellement et collectivement, aux PME, face à la Grande Distribution et aux Multinationales : -  certes, mais le pouvoir qu'on prend est toujours meilleur que celui qu'on vous donne !).                 Tout en réorientant progressivement, souplement mais sûrement, l'agriculture conventionnelle il faut encourager et soutenir fortement les initiatives qui favorisent la bio-diversité et préservent l'environnement, surtout lorque les bilans écologiques et énergétiques globaux des modes de production alternatifs qu'elles génèrent sont incontestablement meilleurs que ceux des modes conventionnels de référence (éco-carburants, intrants réduits, moins d'eau, fertilité préservée, circuits courts...).
  • Une Europe Politique - donc supranationale, au moins en son centre ! - unie et forte, respectueuse des singularités nationales et régionales, des cultures et des terroirs. Une Europe capable, à l'intérieur, de générer une dynamique économique et sociale forte et juste - qui emporte l'adhésion de tous -et à l'extérieur, de peser sur la scène internationale... On le voit, au-delà même du contenu du projet "Europe", la double nécessité de disposer d'une gouvernance supranationale tout en respectant la diversité impose, concrètement, d'accepter de penser une Union Européenne à plusieurs vitesses. Plusieurs vitesses ? De toute façon c'est le cas me direz-vous. Oui certes, mais dans la situation actuelle c'est la somme des petites vitesses particulières (Euro/pas Euro, Schengen/pas Schengen, je reçois beaucoup-je donne peu, je prends çà mais ceci je n'en veux pas, etc...) qui formate l'ensemble, qui tire l'Union vers le bas. A cette logique quantitative individualiste vers le bas (la quantité de pays membres semble compter bien plus que la qualité de l'engagement de chacun) il faut substituer une logique de l'excellence animée par un coeur qui montre la voie, composé de quelques pays pionniers, puissants et moteurs (l'Allemagne et la France étant les deux piliers indispensables de ce bateau amiral). Le moins que l'on puisse dire c'est que le corps de l'Union dispose, au terme de la première décennie du XXI° siècle, d'un coeur peu vigoureux. Pour le plus grand bonheur de la perfide Albion.
  • Une Europe Agricole et une Industrie Alimentaire Européennes puissantes, au sein d'un Système Agroalimentaire Mondial refondé, dans lequel le principe de réciprocité permet un juste équilibre des concessions (pourquoi l'Europe, dans le cadre de l'OMC ou ailleurs, serait-elle la seule région du monde qui donne sans recevoir ? Pourquoi l'Europe serait moins égoïste que les Etats-Unis ? Pourquoi l'Agroalimentaire serait-elle une arme pour les USA et une faiblesse pur l'Europe ?). Il ne s'agit pas de fermeture, de protection, ni même de sécurisation... Il faut rester ouvert et divers (c'est ce qui distingue l'Europe du reste du monde !!!). Mais il convient de ne pas être beaucoup plus con, beaucoup plus rigide (des textes et encore des textes !) et beaucoup plus naïf que les autres ! En matière de normes, par exemple, veillons à ne pas nous imposer l'insupportable quand les autres ne sont pas en mesure de ou ne veulent pas s'imposer le minimum ! 
  • Mettre en place un Plan Agroalimentaire Européen global, cohérent (donc supranational, n'en déplaise à ceux qui veulent le beurre et l'argent du beurre...)volontariste, ambitieux et humaniste, qui réponde à des objectifs clairement énoncés dans l'intérêt à long terme - bien compris - non seulement des Européens, mais aussi, parce que l'un ne va pas sans l'autre, dans l'intérêt de l'Humanité toute entière. L'Europe, peut et, par conséquent, doit montrer l'exemple au monde entier. 
  • Des agricultures et des systèmes agroalimentaires plus respectueux de l'homme... et pas seulement de son environnement... Car, là aussi, l'un ne va pas sans l'autre. Ainsi le développement des agro-carburants est sûrement une bonne chose dans le principe. Encore faut-il prendre le temps de réfléchir aux moyens de le faire et aux conséquences ! Aux conséquences sur la faim dans le monde par exemple. Pour illustrer mon propos, juste quelques phrases de Jean Ziegler (rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation) relevées dans le journal Libération : "100 000 personnes meurent de la faim ou de ses suites immédiates tous les jours ; toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim ; 854 millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition"[en fait 963 millions en fin 2008 selon la FAO]..."Pour faire un plein de 50 litres avec du bioéthanol, il faut brûler 232 kg de maïs. Avec ça, un enfant zambien ou mexicain vit une année. Pour toutes ces raisons, je demande que le transfert de cultures vivrières vers des cultures industrielles d’agrocarburants soit interdit pendant au moins cinq ans par les Nations unies"..."Dans ce délai, la science va progresser et il sera possible d’utiliser des déchets agricoles ou les parties non utiles de la plante pour faire rouler les voitures" (in Libération 22-10-2007 : lire l'article entier).
  • ... La liste est encore longue. Le chantier est vaste...Pensons ensemble l'agroalimentaire du futur : dans quelle société, pour quel homme ? Tous à l'ouvrage !

[*] le but du Politique n'est pas de faire des lois (il y en a beucoup trop) et d'imposer des contraintes, mais au contraire de générer et d'ouvrir le champ des possibles et des opportunités aux hommes et aux femmes de la cité. Il y en a assez de tous ces élus, de tous ces ronds de cuir archaïco-administratifs qui, du haut de leurs institutions figées ou du fond de leurs structures inutiles, ne trouvent leur légitimité et leur raison d'exister que dans la ponte de textes et de normes qui tuent la diversité et brisent les énergies et les talents ! Pourtant que fait un gouvernement, qu'est-ce qui le légitime ou le discrédite sinon les lois qu'il fait passer, après ou avant toute explication et discussion ? Bref...

Ce qui me caractérise et me différencie :

  • dans un monde uniformisant et abrutissant j'essaie de préserver ma différence et mon esprit critique
  • je dis ce que je pense (tout en m'adaptant à et en respectant mon auditoire)
  • je pense par moi-même (pour être créatif et original c'est nécessaire)
  • je pense global (pour faire prendre du recul, de la hauteur, c'est indispensable)
  • j'agis professionnellement, mais librement en conformité avec mon éthique personnelle
  • je m'engage, je prends des risques, j'assume, je tiens mes engagements 
  • je respecte les gens courageux et honnêtes, même s'ils sont différents
  • je déteste les moutons, les hypocrites, les faux-culs, et, par-dessus tout, la jalousie et la peur qui caractérisent les petits esprits.

"Philosopher c'est apprendre à mourir" a écrit Montaigne (et avant lui Cicéron). Sûrement. Mais, de mon très très très petit petit petit point de vue, c'est aussi... apprendre à vivre !


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